Saint-Jean-Brévelay Histoire. Le défi d'Angélina pour son fils, Noam, atteint d'une tumeur cérébrale

Pour son fils Noam (7 ans), atteint d'une tumeur cérébrale, la Brévélaise Angélina Le Callonnec a décidé de se lancer un défi : participer au Raid des Alizées et collecter des fonds pour tous les enfants malades.

16/05/2017 à 11:37 par Queffélec Gilles

Angélina et Noam. Une maman qui va défier le Raid des Alizées pendant que son fils se bat contre la maladie.  -
Angélina et Noam. Une maman qui va défier le Raid des Alizées pendant que son fils se bat contre la maladie. -

L’histoire du petit Noam qui fête ses 7 ans ce vendredi 12 mai, est cruelle. Mais à la fois, porteuse d’espoir.

Il y a un an, les médecins diagnostiquaient au petit bout d’Angélina Le Callonnec, fille de Paul, ancien élu de St-Jean-Brévelay, une tumeur cérébrale. Avec un pronostic vital engagé sur quelques jours, voire quelques semaines.

Et pourtant, un an plus tard, celui que toute la famille surnomme Iron Man est toujours là. « Il nous donne une véritable leçon de vie, lâche avec émotion Sylvia, sa tante, qui réside à Moréac. Sa force et son courage nous transcendent. C’est pour cela que nous n’avons pas le droit de lâcher prise. Disons que c’est plus facile pour nous ».

Noam nous donne une véritable leçon de vie

L’épisode douloureux que vivent Angélina et son mari Fabrice Jéhanno (lui aussi Brévelais d’origine) qui résident désormais à Nantes débute le 19 mai 2016. Ce jour-là, Noam a subi une intervention chirurgicale. « Il vomissait ponctuellement et avait des maux de tête, explique toujours Sylvia. On lui avait détecté un nodule. Il avait été mis en observation mais 24 heures plus tard, il avait fait une crise d’épilepsie et s’est retrouvé quelques heures en hémiplégie ». C’est à ce moment-là que les médecins ont donc décidé de l’opérer.

Le diagnostic est alors brutal. « Je me rappelle. J’étais au travail (Sylvia est éducatrice au Quengo). C’était un mardi matin. J’ai reçu un coup de téléphone. Noam avait été mis dans un coma profond. Son pronostic vital n’était que de quelques heures ».

Rendue sur place le jour même, « on lui a dit au revoir. Sur le plan médical, il n’était pas réveillable à ce moment-là. Il n’y avait plus d’espoir ».

Et dire qu’on lui a dit au revoir

Et pourtant, les médecins décident néanmoins quelques jours plus tard de tenter de le réveiller. « On nous a dit que cette tentative pouvait être veine. Que Noam pouvait cependant se réveiller (ou pas) mais que nous ne retrouverions pas le petit garçon que nous avions connu ».

Contre toute attente, au bout de trois jours de coma profond, le petit bout s’ouvre de nouveau à la vie. Et au fil du temps, Noam va peu à peu reprendre des forces.

De chimiothérapie en radiothérapie, l’enfant va, au fil des mois, faire preuve d’une abnégation à toute épreuve. Au sein de la famille, tout le monde est ébahi par son courage. « Il a fallu lui faire une greffe de moelle épinière ». Car les effets secondaires sont violents pour ce petit corps de 6 ans.

Nous sommes guidés par l’espoir

L’été 2016 est passé et Noam va mieux. Il peut même retourner à la maison. Et effectue alors quelques périodes de scolarisation. Mais en janvier dernier, il doit subir une chimiothérapie intensive de cinq semaines. Et une nouvelle greffe.

« On lui donnait un an pour vivre. Il est encore là », lâche avec une excitation particulière, Sylvia.

Quant à Angélina et Fabrice, leur vie s’est arrêté il y a un an. Elle a stoppé toute activité professionnelle pour se consacrer entièrement à son fils et a bénéficié au CHU de Nantes, là où elle travaille en tant qu’infirmière, de 100 jours de RTT offerts par ses généreux collègues.

« On vit au jour le jour sans se soucier de demain car on sait très bien que Noam peut s’en aller très vite, indique Angélina. Nous essayons, dans la mesure du possible, de ne pas trop changer notre quotidien pour qu’il se sente un garçon comme les autres ».

Dans quelques semaines pourtant, il lui faudra reprendre le travail. « Nous ne savons pas où nous allons. Nous sommes simplement guidés par l’espoir ».

À chacun son Everest

Comme si elle sentait le besoin de faire face aussi à son combat (celui de son fils), et pour donner encore plus de force à Noam de se battre, Angélina a aussi décidé de se lancer un défi. Avec deux amies, Manue et Fabiola, cette néophyte de la course à pied va prendre le départ du Raid des Alizées, au mois de novembre prochain, à La Réunion. « Elle veut aussi montrer à Noam qu’elle peut se surpasser comme lui ».

Quatre jours d’efforts pour une épreuve multisports (running/trail kayak, VTT) et solidaire. Car toutes les participantes (épreuve 100 % féminine) courent pour une association. « Nous avons choisi de soutenir l’association « à Chacun son Everest ! » qui permet à des enfants atteints de cancer ou leucémie de « guérir mieux ». Nous allons repousser nos limites et aller plus loin car la dotation est importante pour l’association », explique Angélina. Pour aider, accompagner Noam à franchir « son » Everest, et gagner « ensemble » face à la maladie.

Voilà le combat exemplaire d’une famille face au sort. Face à l’injustice. Face à ce maudit cancer qui touche bien trop d’enfants.

Longue vie à l’Iron Man de la famille et… bon anniversaire !

> Pour aider et donner : la page Facebook des Raideuses.

56660 Saint-Jean-Brévelay

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